CONSEIL NATIONAL
UMP
28
novembre 2009
« Dans ce combat-là, je suis avec vous ». Parce qu’il estime que c’est son rôle et son devoir, Nicolas
Sarkozy, le Président de la République, est venu conclure, samedi en fin d’après-midi, le 13ème Conseil national consacré en grande partie aux élections régionales de mars
2010.
« C’est un plaisir réel doublé d’un devoir de fidélité. Tout a commencé ici avec vous. Si vous n’y aviez pas cru, jamais on n’y serait arrivé. C’est un devoir moral de dire merci à ceux qui
vous ont permis de faire ce chemin. Sans vous rien n’aurait été possible ».
Elu avec le soutien de sa famille politique, Nicolas Sarkozy n’oublie pas ce qu’elle lui doit. Mais il n’oublie pas de transmettre ses convictions et les enseignements qu’il tire de sa haute
fonction.
Sa conviction qu’il ne faut pas « hésiter à réfléchir politiquement. Vers où aller ? Comment nous y rendre ? Pourquoi les Français nous ont fait confiance ? ».
Sa conviction qu’il faut « être fidèle à ses valeurs et s’élargir à la thématique nécessaire pour préparer l’avenir ».
Sa conviction, sa « seule obsession », qui est d’ « élargir ma famille . On s’élargira d’autant plus que l’on n’aura pas trahi nos engagements»
Engagements, promesses. Des mots qui résonnent et qui ont une forte valeur pour Nicolas Sarkozy, convaincu que les « divorces » qu’on pu connaître dans le passé sa famille politique
avec ses électeurs trouvent leur source dans le fait que « nous n’avions pas mis en adéquation les engagements ». Engagements, promesses. Des mots qui résonnent et qui ont une forte
valeur pour Nicolas Sarkozy, convaincu que les « divorces » qu’on pu connaître dans le passé sa famille politique avec ses électeurs trouvent leur source dans le fait que « nous
n’avions pas mis en adéquation les engagements ».
De cet enseignement, Nicolas Sarkozy en tire une ligne de conduite à laquelle il ne dérogera pas. Elu Président de la République, il tiendra ses engagements de la première à la dernière minute de
son quinquennat. « Nous avons été élus pour réformer le pays. Je n’arrêterai pas dans ce mouvement de réformes indispensables pour notre pays ».
Et de lister les promesses tenues, les réformes engagées : la correction de l’« erreur historique » des 35 heures ; le service minimum que « l’on promettait depuis
vingt-cinq ans » ; la baisse de la TVA ; le bouclier fiscal sur lequel il sera « intraitable » pour apporter la même protection en France qu’en Allemagne ; la
réforme des collectivités locales…
A quelques jours du Sommet de Copenhague consacré au réchauffement climatique, Nicolas Sarkozy pèse l’importance du rendez-vous. « Il y a un enjeu capital : celui de la planète. Si la
France veut être fidèle à elle-même… nous devons montrer le chemin. « Sera-t-on ou non au rendez-vous ? », s’interroge-t-il, conscient de la démarche volontariste de la France dans
ce domaine.
Et de critiquer ceux qui militent pour la décroissance. « Est-ce qu’ils savent qu’il y a du chômage, de la misère. De la décroissance c’est plus de chômage, plus de misère ».
En quittant la Convention, Nicolas Sarkozy a souligné combien «vous êtes une famille à un niveau jamais égalé dans l’histoire de la droite et du centre ». et de la remercier de conduire
« derrière le gouvernement, le changement et la modernisation de la France. C’est là un privilège, une joie, un honneur »
Réchauffement climatique :
Rajendra Pachauri, prix nobel 2007,
sensibilise le Conseil national
Une partie du Conseil national, samedi 28 novembre, a été consacrée, à quelques jours du Sommet de Copenhague, au réchauffement climatique
Vagues d’inondations, vagues de chaleur, intensification des précipitations, hausse du niveau de la mer… Les perspectives tracées par Rajendra Pachauri sont connues. Mais quand elles sont
énoncées par le Docteur Rajendra Pachauri, co-lauréat du prix Nobel de l’environnement en 2007 avec Al Gore, elles prennent une incarnation toute différente. Parce que le Docteur Pachauri préside
le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC). Et que la richesse et la pertinence de ses travaux sont aujourd’hui la référence.
Invité d’un débat sur le réchauffement climatique dans le cadre du Conseil national, animé par Frédéric Lefebvre et Chantal Jouanno, secrétaire d’Etat à l’Ecologie, Rajendra Pachauri a sensibilisé
l’auditoire du Conseil national au fait que la « diversité d’impacts nécessite l’attention de tous les pays ». Pour exemple, dès 2020, 75 à 250 millions de personnes subiront un stress
hydrique en Afrique.
Pour le scientifique international, une « justice climatique doit guider les actions en faveur des pays en voie de développement ». Il y a urgence dans un certain nombre de pays, dont
ceux du continent africain (malnutrition, pénuries d’eau, pandémies et conflits générés par ces problèmes). « Nous devons protéger nos populations et notre bien être national », estime le
Docteur Pachauri pour qui il est « très important de prendre des mesures pour diminuer les émissions de gaz à effets de serre et de convertir les pays en développement aux énergies
renouvelables ».
Toujours pour le prix Nobel 2007, la France « accomplit énormément de choses grâce à cette vision verte ». Pour lui, l’énergie nucléaire, le TGV, la redéfinition de la croissance avec le
critère du bien-être sont de bonnes réalisations dans le cadre de cette préoccupation environnementale.
Le prochain sommet de Copenhague représente « une énorme opportunité, remarquable ». Impératifs nécessaires : prises de mesures pour permettre de gérer les transformations
climatiques ; coopération vers les pays pauvres et marginalisées
Discours intégral du Premier Ministre (cliquer)
« Mon devoir est d’assumer les espoirs et les risques de ce rendez-vous électoral ». A quatre mois des élections régionales et au matin de la présentation officielle des têtes de listes
régionales et départementales aux élections régionales de mars 2010, François Fillon a assuré de son soutien l’ensemble des candidats. Il sera mobilisé par ce scrutin.
Un scrutin qui doit être, selon lui, « abordé de front, sans complexe ». Parce que « nous avons tout à conquérir », confie le Premier ministre, mais aussi parce que « sur
le terrain, la gauche va tout faire pour critiquer le Président de la République, le gouvernement, les réformes engagées ». Et ces critiques actuelles et futures sur les réformes, François
Fillon les accepte mal, fustigeant les « incohérences et la vacuité totale de la rue de Solférino ».
Pour François Fillon, le « premier atout » aux élections régionales c’est d’ « être unis au premier tour. L’équilibre a été trouvé. Chacun a fait des efforts, en premier lieu
l’UMP ».
Et pour « ceux qui prendraient le risque de constituer des listes parallèles, ils feraient le jeu de la gauche et se disqualifieraient pour les combats de l’avenir », prévient François
Fillon, passant en revue les réformes engagées par le gouvernement depuis deux ans et demi.
« 80% des réformes ont été engagées. On peut être pour ou contre. Mais nous pouvons regarder les Français dans les yeux et dire que nous sommes fidèles à nos promesses. Cette fidélité nous
permet de légitimer notre action », poursuit le Premier ministre venu dire à sa famille politique que « tous ces changements sont la marque de la rupture promise par Nicolas
Sarkozy ». Ce qui fait qu’aujourd’hui « être à l’UMP c’est être plus moderne et moins dogmatique que d’être au Parti socialiste ».
Développant l’action du gouvernement, François Fillon s’est cependant attardé sur la réforme des collectivités locales ainsi que sur le prochain sommet de Copenhague consacré au réchauffement
climatique.
Sur la réforme des collectivités locales, François Fillon s’inquiète de l’organisation par le Parti socialiste de contre-pouvoirs locaux aux réformes de l’Etat. Pour lui, « les élus, locaux ou
nationaux, sont tous comptables de l’intérêt général ».
Quant au sommet de Copenhague, François Fillon prévoit la parade si l’effort des grands pays pollueurs n’est pas à la hauteur : « La France veillera à ce que l’Europe mette un système de
taxe carbone aux frontières ». Pour lui, il est hors de question que l’Europe soit « la variable d’ajustement de la négociation ».
Travail, responsabilité, identité
nationale… au cœur du projet du Mouvement Populaire
Discours intégral de Xavier Bertrand (cliquer)
« On ne fait pas de politique pour son épanouissement personnel ! On ne fait pas de politique parce qu’on veut faire voter des circulaires, des décrets et des lois. On fait de la
politique parce qu’on a des valeurs ». Les valeurs ! Au 28 novembre 2009, Xavier Bertrand totalisait 103 déplacements dont 84 réunions publiques. Et il n’est pas une réunion publique où
Xavier Bertrand n’ait pas fait référence aux valeurs que défend le Mouvement Populaire : le travail, la responsabilité, l’identité nationale, la place des femmes, la langue française,
l’écologie populaire… Des valeurs qui seront également portées par les candidats de l’UMP aux élections régionales.
Et ces valeurs, « toujours au cœur de notre action, de notre parti, de notre discours, de notre projet pour la France », ont de nouveau articulé l’intervention du secrétaire général de
l’UMP, samedi, lors du Conseil national. Xavier Bertrand est convaincu que ces valeurs « vous indiquent le chemin (…), dessinent votre idéal ». A contrario, « sans valeurs, une
famille politique est ballotée au gré des humeurs de l’opinion, chavirée par les sondages et l’actualité ». Pour tenir le cap, une seule posture : « la fidélité à ses valeurs ».
Et la nécessité d’établir et respecter des règles. Les règles, justement, Xavier Bertrand estime que « les Français en veulent, dans les salles de classe comme dans les salles de
marché ».
Travail, responsabilité, identité
Alors quelles sont ces valeurs que défend le Mouvement populaire ?
Le travail, tout d’abord. Parce que « le travail c’est l’effort, et que l’effort est le fondement du mérite et de l’épanouissement personnel (…) source de toute richesse, de toute
insertion sociale, de toute réussite ». Par contre, aux yeux du secrétaire général de l’UMP, la spéculation et l’assistanat ne respectent pas « la valeur du travail, de l’effort et du
mérite ». Visé, le capitalisme « de spéculateur », « tout le contraire de notre morale, de nos principes » auquel Xavier Bertrand oppose le « capitalisme
d’entrepreneur, notre modèle ». Visée également, la culture de l’assistanat « pas conforme à l’idée que nous nous faisons de l’Homme et de sa dignité ».
Autre valeur : la responsabilité qui renvoie notamment aux droits et devoirs de la famille. Partant du postulat que « c’est dans la famille qu’on transmet la morale et les principes de la
vie commune », Xavier Bertrand précise que « l’éducation, c’est la famille. L’instruction, c’est l’école ». Ce pour bien souligner que lorsque « les enfants ne vont pas en
classe, ce n’est pas la responsabilité de l’école mais celle des parents ». Et d’en profiter, au nom du Mouvement populaire, de demander à nouveau l’application de la loi votée en 2006
autorisant la suspension des allocations familiales quand les enfants ne vont pas à l’école.
Priorité nationale : apprendre le français
Sur l’identité nationale « sans laquelle il n’y a ni solidarité, ni unité nationale », le secrétaire général de l’UMP appuie le débat « important » mené par Eric Besson.
Critiquant Martine Aubry pour qui poser cette question « c’est désigner les immigrés et en faire des boucs émissaires », Xavier Bertrand préfère axer sur ce que « nous proposons à
tous, les promesses de la République, les promesses éternelles de la France : le patrimoine français, notre langue, notre art de vivre, nos valeurs, à tous et pour tous, sans distinction de
couleurs ni de religions ».
Raison pour laquelle Xavier Bertrand fixe comme « priorité nationale » d’apprendre le français aux enfants issus de l’immigration avant leur propre langue d’origine. Et s’oppose au port
de la burqa, ce « vêtement subi », cette « prison pour les femmes ».
Ecologie populaire : cette autre valeur
Portée par Jean-Louis Borloo, Chantal Jouanno, Eric Diard et Xavier Bertrand, l’écologie populaire a pour principales caractéristiques d’être « humaniste »,
« juste » et favorable au progrès scientifique.
Lors du Conseil national du 28 novembre 2009, Xavier Bertrand a montré combien sur cette thématique le Mouvement populaire était décomplexé. « Aucun gouvernement, sous aucune législature,
n’aura fait autant pour l’environnement que celui de François Fillon et de Nicolas Sarkozy. »
Ecologie populaire « humaniste » car, dit Xavier Bertrand, « nous pensons que l’écologie est au service de l’homme et non que l’homme est au service de l’écologie ». Pas de
religion de la croissance pour la croissance ni de religion pour la décroissance. « Les richesses, nous en avons besoin », détaille Xavier Bertrand « pour financer les
dépenses liés au vieillissement de nos sociétés, Pour améliorer la vie de nos citoyens. J’attends des Verts qu’ils aient le courage de dire que leur vision de l’écologie entraînera la réduction
des ressources de notre système social », poursuit-il.
Ecologie populaire « juste », c’est, pour le Mouvement populaire, « une écologie pour tous, une écologie pour le peuple, une écologie qui ne renchérit pas le coût de la vie,
notamment pour les plus modestes ».
Ecologie populaire du « progrès scientifique », celle des panneaux solaires, les biocarburants de deuxième génération, le nucléaire de quatrième génération. « Là aussi, j’attends
des Verts qu’ils aient le courage de dire qu’ils veulent arrêter le nucléaire et qu’ils fragiliseront notre indépendance énergétique », note-t-il.
«La France change, ma région doit changer aussi»